ChâteauCastelnaud-la-Chapelle

Château des Milandes

Château des Milandes

Le château peut être visité

Le château des Milandes est un château français situé dans la commune de Castelnaud-la-Chapelle, dans le département de la Dordogne. Il est célèbre pour avoir été la résidence de Joséphine Baker. Établi en Périgord noir dans la commune de Castelnaud-la-Chapelle, le château des Milandes domine le lit de la Dordogne d'une cinquantaine de mètres, sur une hauteur en rive gauche. Il est protégé au titre des monuments historiques.

Historique+
Famille de Caumont+

Le château des Milandes est bâti en 1489 et constitue alors la demeure principale des seigneurs de Caumont, qui possèdent aussi le château de Castelnaud. Le bâtiment est transformé par François de Caumont pour son épouse, qui souhaite habiter un lieu moins austère et plus lumineux. Des fenêtres à meneau couvertes de vitraux sont percées mais les tourelles, les escaliers à vis et les gargouilles, éléments architecturaux du Moyen Âge, sont conservés. Jacques Nompar de Caumont, serviteur du roi Henri IV, séjourna au château de nombreuses fois.

Abandon et rachat+

La Révolution française entraîne l'abandon du château, qui est vendu au XIXe siècle. Après un incendie dû au manque d'entretien, en 1900 Charles-Auguste Delbret-Claverie, industriel ayant fait fortune avec les corsets orthopédiques (qui employa 500 ouvriers), le rachète et commence à le restaurer. Sous la direction de l'architecte en chef des Monuments historiques Henri Lafillée (1859-1947), de nouveaux éléments de style néo-gothique et néo-Renaissance sont ajoutés, comme des tours, des logis, des balcons, des balustrades agrémentées de sculptures allégoriques, et un jardin à la française est créé en 1908 par Jules Vacherot . L'ensemble est complété par un chai et une ferme. Après sa mort en 1914, sa veuve vend le château à un particulier ; à la suite d'une erreur du service du cadastre, la chapelle bâtie en 1503, qui devint temple du fait que les seigneurs se sont convertis au protestantisme (exercice dit « de fief ») est exclue du domaine et classée bien vacant et sans maître par l'administration fiscale après avoir été indûment attribuée à la commune. Ce n'est qu'en 2018-2019 qu'elle a réintégré le domaine du château, dont elle est une dépendance depuis son édification. Inscrite au titre des monuments historiques le 9 juin 1926, une crypte a été découverte sous cette chapelle ainsi que des fresques du XVIe siècle dont un saint Christophe haut de quatre mètres.

Joséphine Baker+

Le château constitue la résidence de la chanteuse et meneuse de revue Joséphine Baker, qui le loue à partir de 1937 et l'achète, dix ans plus tard, avec son nouveau mari Jo Bouillon avec lequel elle s'est mariée dans la chapelle du château en 1947. Elle avait découvert la bâtisse après avoir fait connaissance de son propriétaire, le médecin du paquebot Normandie, lors d'une traversée entre Le Havre et New York en 1935. C'est à cette époque que sont installés l'eau courante, l'électricité et un système de chauffage central. Encore fortunée, Joséphine Baker embellit par ailleurs la demeure (sol en mosaïque, salle de bains noire et or inspirée du flacon du parfum Arpège, etc.) et collectionne les animaux exotiques dans son parc. Elle développera aussi un complexe touristique avant-gardiste (hôtel, bar-restaurant-salle de spectacle, musée de cire, boulodrome, minigolf, courts de tennis, piscine, etc.), baptisé « Village du Monde », où n'hésitent pas à se produire plusieurs artistes (Gilbert Bécaud, Hervé Vilard, Luis Mariano ou encore Dalida). Le couple Bouillon-Baker est en effet propriétaire de la quasi-totalité des maisons du bourg autour du château et de 300 hectares de terres. Elle vivra dans cette propriété avec ses douze enfants adoptés de neuf nationalités différentes, qu'elle surnomme sa « tribu arc-en-ciel ». Ils sont l'objet de reportages photo de Paris Match ou de Jours de France. La chanteuse évoque ces années heureuses dans sa chanson Dans mon village et dans le conte La Tribu Arc-en-ciel (1957), même si elle s'absente souvent pour des tournées musicales ou pour donner des conférences contre le racisme. Un épisode évoquant sa présence est raconté dans le roman de Johannes Mario Simmel On n’a pas toujours du caviar (1963).

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Source : Wikipedia · Licence : CC BY-SA 4.0 · Image : Sail over · Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

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Lieu : 44.8236, 1.1135